Roman Koenig : la belle histoire d’un artiste envouté par la photographie

Roman Koenig a connu depuis son plus jeune âge le dépaysement d’une vie entre la France et la Thaïlande. De cette enfance a découlé une passion pour les voyages et une pour la photographie. Ensemble elles forgent le fondement de sa pensée : la rencontre entre l’Homme et sa terre. 
Depuis, il travaille indépendamment dans la réalisation de plusieurs reportages photographiques ainsi que dans la production de plusieurs séries qui mettent en valeur sa réflexion personnelle et son côté artistique. Il s’intéresse à l’art urbain et ses œuvres en témoignent. Nous l’avons rencontré et il a accepté avec plaisir d’éclaircir un peu plus cette belle âme d’artiste qui l’habite.

Bonjour Roman, parlez-moi de votre parcours, comment êtes-vous devenu photographe ? 



J’ai un cursus professionnel dans la photographie (2ans de CAP et un bac professionnel après). Je me suis lancé directement dans le monde de la photo après ça. J’ai commencé par la photographie de paysages, de natures mortes, puis j’ai eu envie de faire quelque chose de différent. Je m’intéresse énormément à l’art urbain alors pourquoi pas lier les deux ? C’est là que je me suis lancé dans mes séries digitales : « essence lumineuse » et « manuscrit ». Le but est de casser l’environnement général, essayer de ne pas rester dans un absolu en utilisant par exemple l’impression 2D ou des matériaux différents que le papier glacé, laisser deviner au spectateur, interloquer. En bref : proposer quelque chose d’autre à travers notre environnement.

Signes-Signs
Signes-Signs

Parlez-nous un peu plus de ces séries. En quoi consistent-elles ?

Pour la série « essence lumineuse », le but est de modéliser la lumière. Elle a permit l’élaboration de la série « manuscrit » sur d’autres supports comme le Plexiglas.
Quant à la série manuscrit j’ai fait une dizaine d’essais. Je suis un peu parti dans tous les sens mais le principe est le suivant : je modifie une photo avec des logiciels puis grâce à une imprimante spéciale je superpose les couches d’encres jusqu’à obtenir une photo en 2D. C’est intéressant. Une photo qui est un élément visuel devient ici un élément sensoriel au niveau du touché. Dans ces séries, je dévoile réellement mon côté artistique.

Aujourd’hui quel est votre statut dans le milieu de la photo ? Votre passion vous permet-elle d’en vivre à plein temps ?

Je suis photographe à plein temps. Cependant je vis surtout de la partie commerciale pour l’instant c’est à dire de la publicité, l’événementiel. J’essaye d’anticiper et d’être au bon endroit au bon moment même si ce n’est pas toujours évident.

Life Above
Life Above

Comment pouvez-vous décrire votre univers, vos photographies ?  
Quelles sont vos inspirations et vos références artistiques ?

Je suis assez polyvalent dans mon travail de photographe. Il englobe beaucoup d’univers mais je suis plus déstructuré dans la partie artistique avec un travail digital, où comme je le disais, le but est vraiment de perturber le spectateur. 
En ce qui concerne les inspirations l’Asie en est une des plus importantes. Je connais très bien ce continent : je suis né en Thaïlande. J’ai commencé la photo avec l’idée de reportage, je le fais pour moi pour l’instant car je ne peux pas me lancer dans 10 projets en même temps…
Cependant j’aimerais bien faire un livre de reportage photo sur le Cambodge. Mon frère y vit et j’ai l’occasion d’y aller parfois. C’est un pays qui m’inspire aussi énormément.
En termes de références artistiques je dirais que je me rapproche de Kandinsky surtout au niveau des formes géométriques, des couleurs, des matières et de cet univers street art qui ressort énormément dans ses œuvres.

Quelles collaborations avez-vous faites dans le domaine de l’art urbain ?

Depuis un an, je fais beaucoup d’expositions individuelles, sinon je suis un des fondateurs de l’association “Light Gate Art” dont l’objectif est de fédérer autour de différents projets artistiques. J’ai participé à l’Urban Art Fair et cela m’a permis de développer une réflexion et de savoir où j’allais amener réellement mon travail : le street art. C’est à ce moment là que j’ai eu les meilleurs retours sur mon travail. J’en ai donc déduis que c’est dans ce domaine que je devais me diriger.

Futurism
Futurism

Avez-vous des projets en cours ou à venir ? 



Je vais participer au Paris Artiste, une sorte de parcours organisé par la mairie de Paris du 7 au 9 Octobre. Le principe est simple : tous les ateliers d’artistes sont ouverts au public et forment un immense parcours dans tout Paris. 
Je vais également être représenté dans un salon contemporain à Rouen. Je suis dans une optique de trouver d’avantage d’événements. Je cherche à aller plus loin et pourquoi pas expatrier mon travail à l’étranger. J’essaie de communiquer un peu plus en ligne même si ce n’est pas trop mon fort…

Que pouvons-nous vous souhaiter pour l’avenir ?

Pleins de nouveaux événements, des collaborations et des voyages !

 

Article de Marie-Lou Bruel

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