Du graff au tatouage, il n’y a qu’un… dermo-pirate !

Accompagné de ses dermo-pirates, le collectif SKINJACKIN navigue à travers plusieurs villes en France, et dans le monde pour s’emparer de l’épiderme des jeunes, et des moins jeunes.
Lors d’événements artistiques divers, le collectif propose à chaque fois une expérience divertissante, grâce à la réalisation de pièce unique, dans une ambiance décontractée et bon enfant. Autant à l’aise sur la peau, que sur les murs, les pirates du SKINJACKIN voient parfois les choses en grand, particulièrement lors d’expositions collectives, ou encore, à l’occasion du Shake Well Festival.

 Larguez les amarres et hissez les voiles avec l’équipage de Bordeaux !

D’où est né ce collectif ?

Né en 2009 à Bordeaux, SKINJACKIN s’est construit lors d’événements culturels et d’ateliers pour la jeunesse. Au départ il s’agit de trois amis dessinateurs ayant pour mission d’animer une soirée dans un club bordelais… Souhaitant proposer quelque chose de plus ludique qu’une peinture en live, ils proposent aux personnes présentes de leur peindre les bras, le dos ou le décolleté : le style du SKINJACKIN est né, impertinent et bourré de références issues de la culture populaire (musique, cinéma, bande dessinée…).
La soirée est un succès, les copains en invitent d’autres et le collectif se monte. Le trio de base se sépare pour le travail, et chacun remonte une équipe dans sa ville d’adoption (Bordeaux, Montréal et Paris). SKINJACKIN se développera vite par la suite et continue de grandir et de s’affirmer encore aujourd’hui.

En quoi consiste-t-il ?

SKINJACKIN est un regroupement de peintres, illustrateurs, tatoueurs, graffeurs et graphistes, tous solidaires d’un même équipage de pirates. Sur un ton espiègle le collectif propose une expérience artistique unique, collective et ludique : bodypainting / ateliers / réalisation de fresques / expositions collectives. Nous intervenons dans le cadre de nombreux événements (publics ou privés) à coup de faux tattoos rigolos à base de jeux de mots autour des thèmes proposés. Nous travaillons dans des contextes aussi variés que les festivals de musique, de bande dessinée, les soirées en club, les événements axés autour de la jeunesse, dans les écoles, les hôpitaux… et savons nous adapter à notre public (Nous avons d’ailleurs créé « SKINJACKIDS », une branche de notre collectif consacrée à la jeunesse).

D’où vient cet univers de « pirate » ?

C’est par jeu que l’on s’est tournés vers le lexique de la piraterie et parce que ça nous colle à la peau : « skin jacking » c’est la prise en otage de l’épiderme (Règle n°1 des interventions Skinjackin : tu ne choisis pas ton dessin mais t’es content !). Il y a aussi l’aspect « voyage », comme nous intervenons un peu partout en Europe et dans le monde (Canada, Croatie, Grèce, Taïwan, Belgique, Luxembourg…), nous aimons naviguer !

Quel est le point commun entre tous les membres du Skinjackin ?

C’est avant tout les références dont nous parlions plus haut (cinéma, musique, bande dessinée…) et aussi évidemment le fait d’avoir une pratique artistique ou de création que ce soit l’illustration, le graffiti, le tatouage, la couture, la sérigraphie, le travail de la vidéo ou encore la micro-édition… mais ce qui fait notre force c’est aussi la richesse de nos différences dues à l’écart d’âge par exemple (une dizaine d’années entre les plus jeunes membres et les anciens) et les différentes cultures (punk, hip-hop.. ) qui nous nourrissent.

Quelle est votre devise ?

TRAVAIL, FAMILLE, PIRATERIE !
Et comme un grand monsieur le dit si bien : « La (dermo-)piraterie n’est jamais finie ».

Finalement, le body-paintig n’est pas un concept nouveau. Quelle est la démarche artistique qui vous permet de vous démarquer ?

Nous sommes loin d’avoir inventé le body-painting en effet, mais de notre point de vue c’est une discipline qui était assez fermée et pendant longtemps réservée aux lettrages graffitis fluos sur courbes féminines ou aux maquillages réalistes pour photographies trompe l’oeil… nous y avons insufflé une touche d’humour et de second degré en proposant une approche un peu différente d’un point de vue graphique (dû à nos références et pratiques personnelles) puis est venu le travail autour des jeux de mots qui est aujourd’hui un peu notre marque de fabrique. Notre capacité d’adaptation aux thèmes et publics des événements très différents sur lesquels nous intervenons a aussi permis de renforcer notre image et de développer notre activité et on ne compte plus le nombre de tattoos que nous avons réalisé.

Comment se passe la performance ?

Lors de nos interventions il y a plusieurs règles : pas de file d’attente, on ne refait jamais deux fois le même dessin, tu ne choisis pas ton tattoo (seulement son emplacement) mais tu es content à la fin… En général nous intervenons en équipe de 4 peintres + 1 photographe, une fois notre espace d’intervention délimité et décoré nous nous attaquons au public avec nos marqueurs en réalisant des œuvres toujours uniques et quand c’est possible avec un jeu de mots en rapport avec le thème de l’événement. Nous attachons de l’importance à l’échange avec nos « victimes », on prend le temps de discuter un peu en dessinant.

Quels sont vos projets futurs ? Aura-t-on l’occasion de vous voir prochainement lors d’un événement à Bordeaux ?

Toujours plein de projets de tous les côtés, en tant que SKINJACKIN nous commençons à être bookés jusqu’à cet été petit à petit (sur des festivals et événements étudiants) un peu partout mais aussi dans la région Bordelaise, pour se tenir au courant de tout ça le mieux est de nous suivre sur notre page Facebook où nous essayons de partager les infos sur nos interventions au maximum !

Retrouvez le collectif SKINJACKIN sur les réseaux sociaux.
Facebook : SKINJACKIN
Instagram : @skinjackin
Ainsi que sur leur site internet : http://www.skinjackin.com