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[enquête publique] L’émancipation des femmes dans le street art

Par Océane et Solène, étudiantes en master de direction de projets ou établissements culturels à l’Esthua d’Angers. Notre sujet de mémoire porte sur l’émancipation des femmes dans le street-art. C’est donc avec plaisir que nous venons vers vous, adorateur.rice.s de la culture urbaine, pour nous venir en aide !


Deux étudiantes passionnées pour un sujet commun

Passionnées depuis plusieurs années par la culture urbaine, nous avons choisi ensemble un sujet de mémoire en lien avec cette thématique. Réunies par nos goûts, nous avons toutes les deux un parcours différent.

Océane, jeune nantaise, est issue d’une licence de sociologie. Elle s’est consacrée toute une année à l’univers associatif dans l’organisation de festivals de musiques et de photographies. Sociable, elle aime la randonnée, visiter et voyager.

Solène, orléanaise de cœur mais native de la Touraine, est diplômée d’une licence d’histoire. Fan incontestée de l’univers musical, elle aime s’investir pour le territoire dans lequel elle vit. Bénévole pour Radio Campus, pour des SMAC ou encore pour des festivals locaux, le dancefloor et la communication sont devenus ses alliés !

Toutes deux complémentaires, nous sommes sensibles aux valeurs féministes, et c’est naturellement qu’on a voulu choisir un sujet en accord avec nos idéaux.

Notre projet de mémoire s’attache à l’émancipation des femmes dans le street-art, plus spécifiquement, à la représentation de la féminité dans le graff. Nous portons une importance particulière à l’impact des milieux (formels ou informels) sur celles-ci.

Les inspirations et valeurs de notre projet

Au cours de nos explorations urbaines, de nos observations et de nos participations à des événements, nous avons pu observer beaucoup de graffs, de tags, dans différents endroits. Après de nombreuses discussions (parfois autour d’une bon verre après les cours), nous nous sommes rendues compte que de nombreuses personnes associaient les graffs et les tags à une création masculine.
« QUOI ? », allez-vous dire ! Eh bien, nous avons eu la même réaction ! Stéréotypes, anonymats, en bref, n’est-il pas temps de démontrer que les femmes street-artistes sont aussi dans les rues, les galeries, les événements d’art urbains ?

En parallèle, nous avons été témoins de débats (notamment dans les actualités locales) au sujet de femmes, de corps de femmes, représentés dans les rues, souvent synonyme de « manque de pudeur », “inadaptés pour l’espace public”. Alors, cette représentation de la féminité serait-elle toujours basée sur les idées historiques de la femme nue, belle, mère, séductrice ? C’est une des questions à laquelle nous souhaitons répondre.

Les notions elles-mêmes, parfois floues

Le graffiti est apparu avec les premières fresques préhistoriques. Des milliers d’années plus tard, nous avons tous encore un peu en tête cette idée de “dessin sur les murs”, et pourtant, c’est plus que ça ! Beaucoup d’artistes exposent désormais dans des établissements ou participent à des événements culturels qui tendent à institutionnaliser la pratique du graff.

Aussi, on utilise grandement l’appellation de “street-art” pour englober cette pratique. On constate aujourd’hui que des différences se créent entre les tags (les représentations murales spontanées, illégales, considérées comme vandales) et les graffs, plus appréciés par le grand public, moins provocateurs, plus esthétiques et souvent réalisés sur des murs mis à disposition par des institutions.
Afin de pouvoir comprendre et étudier les œuvres et la place des femmes dans ce milieu, nous préférons parler de la notion de “street-art” qui englobe différentes pratiques (graff, tags, collages, mosaïque, mural,..)

Nos axes de réflexions et nos méthodes

Notre étude s’intéresse d’une part à la manière dont le milieu peut, ou non, façonner l’identité des street-artistes. Par la suite, nous nous focalisons sur la réalisation et la perception de l’œuvre en fonction du milieu. S’opposent ici l’informel (plus communément la rue) au formel (les galeries). Enfin, nous nous intéressons aux interactions entre femmes street-artistes et acteur.rice.s (publics, pairs, acteurs de la culture).
Dans l’optique de répondre à ces problématiques, nous avons effectué des entretiens avec des artistes du street-art, des acteurs de la culture urbaine comme Urban Art Paris et élaboré des questionnaires à destination du public (tel que toi, festivalier.ère de Label Valette). (Oui, on s’embarque dans une grande aventure !)
A travers ce mémoire, nous espérons déconstruire les stéréotypes des femmes street-artistes tout en démontrant leur présence et leur montée en puissance dans ce milieu.

Merci à toi d’avoir lu l’article, si le sujet t’intéresse, que tu te sens concerné, que tu veux nous filer un petit coup de pouce, on t’invite à remplir le questionnaire ci-dessous au sujet du Festival Label Valette ! Nous remercions le Festival Label Valette et Urban Art Paris de nous donner de la visibilité pour notre sujet de mémoire.

Questionnaire :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdtcKjqhojmMG2s4yx69Yd6laRfDsSo9ucxX4yYrO8eqWallQ/viewform