Bienvenue à Street Art City!

Lurcy-Levis, petit village de 2000 habitants de la campagne bourbonnaise. C’est ici qu’en 2015, dans un ancien bâtiment des PTT abandonné depuis 1992, Gilles Ignesta a décidé de monter la première résidence de street art pérenne au monde. Certains la compare même à la Villa Médicis qui, rappelons-le, a accueilli Lek et Sowat dans sa promotion 2015-2016 ! 
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Domaine en friche resté brut, le lieu reçoit des artistes pendant une à trois semaines durant lesquelles ils réalisent une œuvre unique. Les pièces, les façades, le sol de la cour, tout sera investi. Lorsque les espaces manqueront, de nouvelles œuvres remplaceront les anciennes afin de ne pas figer le lieu dans le temps.

 

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Sur place, on peut actuellement admirer une immense façade de Snake, une anamorphose de Sane2, divers pochoirs d’Emar, des grenouilles géométriques de Daco, une collaboration entre Malakkai et Asu, la Belle et la Bête revisités par Costwo… Une palette de styles, de techniques, de couleurs et d’inspirations assez vaste pour toucher autant les connaisseurs que les curieux.

 

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Les œuvres se déploient sur treize bâtiments ayant chacun leurs spécificités. Parmi l’un d’eux, le bâtiment central qui renferme le projet « Hôtel 128 » : 128 chambres peintes du sol au plafond par 128 artistes venus des quatre coins du globe. Ce n’est pas sans rappeler la célèbre Tour Paris 13, le Lab14 ou encore LaBel Valette. Nous ne vous en dirons pas plus pour  laisser planer le mystère sur ce lieu qui, croyez-nous, va vous en mettre plein la vue ! Ouverture au public ce mois-ci.

 

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Street Art City ne se veut pas être un musée mais propose des visites guidées didactiques. Parfois réalisées par le propriétaire en personne, elles retracent l’histoire du graffiti illustrée par les différentes réalisations des résidents. Une cafétéria et un espace galerie sont également présents sur le site pour rassasier vos estomacs et vos yeux.

 

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Petit point négatif tout de même, le prix d’entrée reste relativement élevé (de 12 à 20€) par rapport aux autres initiatives similaires citées plus haut. D’autant plus lorsque l’on doit y ajouter les coûts d’un voyage au centre de la France…

Sachant que Street Art City ne bénéficie pas de subventions publiques, nous pouvons espérer que ces recettes couvrent une partie des frais de fonctionnement de la structure et de l’accueil des artistes qui, rappelons-le ne sont pas rémunérés pour la réalisation des œuvres en résidence.

 

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 Vous avez jusqu’au 5 novembre pour vous rendre à Street Art City, avant sa fermeture hivernale.

 

Plus d’infos : https://www.street-art-city.com/

Crédits photos : Tiski

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  • Thomas Tournery

    C est pas là ou ils avaient dit à a tout le monde que l entree serait gratuit…

    • T△M△R△

      Pas que nous sachions. En revanche nous t’accordons que le prix est quelque peu salé.