Jisbar & Onizbar font le show dans “Les folies ordinaires”

 

Urban Art Paris était présent pour le vernissage du premier Duo-Show des deux artistes Jisbar & Onizbar « Les folies ordinaires », exposés par All Mecen dans le 9ème arrondissement de Paris.
Jisbar & Onizbar
Jisbar & Onizbar

All Mecen est une jeune start-up qui propose aux artistes de partager leurs créations pour gagner en visibilité et à leurs projets d’être financés par la communauté. Vous en saurez plus à ce sujet très bientôt. 

Concernant l’exposition de Jisbar & Onizbar, celle-ci est haute en couleur et propose une trentaine d’œuvres inédites réalisées spécialement pour l’occasion. On y retrouve une série de tableaux mais aussi d’installations et de sculptures s’inspirant des écrits du célèbre auteur Charles Bukowski.

 

"Les Folies ordinaires"
« Les Folies ordinaires »

 

Jisbar

  • Peux-tu nous dire pourquoi ce blaze ?

Tout simplement pour rigoler, j’aime beaucoup Gainsbourg et le délire de son alter ego “Gainsbar”

Je voulais avoir un pseudonyme pour scinder “mon travail et ma vie perso”.

 

  • Pour parler un peu de ton parcours, tu as commencé comment ?

Ma mère peignait, j’ai donc pris le pli assez jeune, elle m’a fait découvrir la peinture à l’huile, après je suis passé à l’acrylique pour une question de facilité. Ensuite, après la création de certaines toiles, ce sont les rencontres qui m’ont fait avancer. J’ai rencontré aussi d’autres artistes, on s’est créé un cercle, un style, et mon parcours s’est fait tout seul.

 

  • Tu créés tes œuvres depuis environ 10 ans c’est bien ça ?

Oui et  j’ai commencé à être dans le circuit professionnel il y a 5 ans et à produire des choses plus intéressantes, tournées sur la dérision et les vices de l’être humain, mais aussi des choses plutôt humoristiques.

De fil en aiguille, j’ai affûté mon style, ma technique, plein de choses qui font que je suis devenu un artiste “professionnel” même si je n’aime pas trop ce terme…

J’en ai donc fait ma vie depuis 4, 5 ans à peu près.

 

  • Comment tu définis ton style ?

Je n’aime pas trop définir les styles, déjà parce que je ne me considère pas du tout comme un “street artiste”, à la rigueur, je préfère le terme d’artiste urbain.
En effet, je travaille beaucoup dans mon atelier donc je pense que ça me correspond mieux, après, comme je le dis très souvent, je suis un “pop street artiste”. Ce que je mets en jeu c’est : mon univers pop art avec celui du street art. Voilà mes deux grandes influences que j’essaie de travailler et à partir desquelles j’essaie de faire le mix le plus parfait.

 

  • Comment te viennent tes inspirations ? Et combien de temps mets-tu pour créer une toile ?

En moyenne, je mets une semaine à faire une toile dans mon atelier. J’ai toujours une idée de base bien réfléchie qui vient de mon quotidien. Toutes les petites anecdotes qu’il va y avoir sur la toile, ça va être des trucs que je prends quand ma télé est allumée, quand j’écoute une musique sur internet, quand un pote me raconte une blague, des choses vécues quoi…

Une fois que pour moi cette toile est terminée, je passe directement à une autre toile avec une nouvelle idée travaillée et je reprends mes instants de vie du moment.

 

  • Les jeux de couleurs que tu créé c’est sont donc très spontanés ?

Oui complètement, après j’ai l’habitude de travailler avec des couleurs “pop art” donc très flashy, pour essayer d’attirer l’oeil directement sur ma toile. Tous les détails dans le fond vont permettre au spectateur de se rapprocher petit à petit de la toile et comprendre le sens de l’ensemble de l’oeuvre.

 

  • Quels sont tes objectifs quand tu crées une toile ?

J’ai un seul objectif quand je crée, toujours pouvoir faire mieux que celle d’avant …

C’est mon seul objectif, j’ai toujours essayé d’évoluer de toile en toile. Je garde toujours la même méthode de travail, mais j’essaie de m’améliorer sur la technique, le message, chaque point qui font que ma toile sera plus impactante que celle d’avant.

Bouteilles de Whiskey customisées
Bombes customs par Jisbar & Onizbar

 

Onizbar

  • Onizbar, tu peux nous expliquer ton nom ?

Mes potes m’appellent Onaah, c’est venu du prénom de mon chien (c’est une longue histoire), ça a tourné à Oni au fur et à mesure des années, c’est un diminutif en Japonais qui se traduit par démon, et “zbar” c’est comme pour mon pote Jisbar, ça part de ”Gainsbar”, on m’appelait déjà comme ça.

On a donc décidé de signer nos toiles comme ça.

 

  • Tu as débuté comment dans la peinture ? Et qu’est-ce qui t’a donné envie de créer ?

Il y a 5 ans, quand j’ai rencontré Jis, j’ai commencé à dessiner des storyboard pour des livres, des bandes dessinées. Jis, lui, était un peu plus dans le monde de l’art à l’époque, il m’a fait un peu découvrir les toiles et les artistes qu’il appréciait, du coup on a commencé ensemble à faire des tableaux et à le faire professionnellement surtout.

 

  • Avant ça, tu faisais de la bande dessinée ?

Ouai exactement et je peignai aussi sur des plus petits formats, c’est juste que je n’utilisai pas de toiles.

 

  • Tu fais de l’autofiction sur certaines de tes toiles, tu t’inspires de femmes et parfois un peu de la musique, pourquoi ce mélange ?

Oui absolument, c’est très lié, les femmes sont souvent pour moi des personnages qui ont plus de facilité à exprimer les émotions, mais je peux aussi parfois m’inspirer des hommes, ça peut même parfois être des cartoons quand j’ai envie de faire de l’iconique.

Et la musique, c’est quelque chose qui m’inspire beaucoup, mais à l’instar de Charles Bukowski, la musique peut nous inspirer dans les toiles, comme les livres, les films et les gens…

 

Installation by Jisbar & Onizbar
Installation by Jisbar & Onizbar

 

 

  • Le matériel que tu utilises : bombes, Posca, aquarelles et la peinture acrylique. Tu pourrais utiliser d’autres techniques ?

Oui absolument, la sculpture par exemple, peindre un peu sur mur, mais pas forcement du vandale, peut-être en trouvant un endroit ou poser.

 

  • Tu as d’autres idées pour explorer d’autres pistes pour tes créations ?

Je pense oui. Déjà écrire un livre de bande dessinée, mais j’ai encore un peu de boulot avant de rendre le truc plus sérieux, néanmoins ça va me pousser à faire tout un tas de choses différentes, et j’ai aussi envie d’utiliser d’autres matières pour travailler. Le métal par exemple.

Pour le livre, ça resterait des peintures qui illustreraient des histoires, et à l’inverse, des histoires qui illustreraient des peintures.

 

  • Pour tes projets futurs, li y a des choses nouvelles que tu voudrais faire ?

Pour le moment, je vais me concentrer sur le livre. C’est pour moi quelque chose de bien différent, mettre l’écriture en avant, pour me pousser à un level supérieur.

 

  • Pour cette exposition, Jisbar et toi vous avez customisé des bouteilles de Jack, pourquoi ?

Tout simplement car c’est l’emblème de notre crew, Bang Gang Clan, de base c’était une bouteille de Jack cassée, on trouvait ça esthétique.

 

  • Sinon, c’est toi qui as bu toutes les bouteilles de Jack pour pouvoir les vendre par la suite ?

Ah non non ! (rire) Ni moi ni Jis, c’est mon associé !

 

 

Jisbar & Onizbar

  • Tous les deux, vous faites partie du collectif Bang Gang Clan, créé en 2011, est-ce que c’est grâce à ce collectif que vous vous connaissez ?

Jisbar : On s’est rencontré avant et on a décidé de le créer après. On était un peu sur la même longueur d’onde grâce à notre passion qui est l’art, ensuite on a créé notre collectif avec des gens avec qui a aime travailler.

 

  • Aujourd’hui, le crew accueille encore des artistes ?

Jisbar : Alors oui mais on est de plus en plus exigeants.

Onizbar : Il a vocation à avoir d’autres artistes, cela dit-on à  d’abord besoin de s’occuper des personnes avec qui on travaille.

Jisbar : On est quand même 27 membres.

Onizbar : Le jour ou tout le monde sera bien, on pensera à prendre d’autres gens…

Bien sûr, si on rencontre des gens qui sont dans notre mouvance ça peut le faire, c’est une question d’affinité, de feeling. C’est un peu comme une famille, on prend pas les gens que pour bosser avec eux, on les prend parce qu’on aime leur boulot, on est sur les mêmes projets et on est complémentaire.

Jisbar : Parfois ça a pris un an , deux ans avant de voir mûrir le travail des artistes. Si on kiffe on prend, si on kiffe pas on prend pas…

 

  • « Les Folies Ordinaires », c’est donc votre premier “Duo Show”, ça vous fait quoi ?

Jisbar : ça concrétise 5 années de projet, on a essayé de tout donner dedans, et je pense que l’expo est à la hauteur de notre niveau actuel.

 

  • Vous avez fusionné tous les deux, en rapport à Charles Bukowski, pourquoi cet écrivain ?

Onizbar : On a cherché quelque chose qui nous ressemblait, qui nous correspondait, nous rassemblait, on en est venu à Bukowski logiquement parce-que c’est un mec dans lequel on se reconnait.

Jisbar : Après on a géré l’expo en fonction de ça, nos thèmes sont plutôt proche entre Oni et moi, ça c’est fait naturellement.

Onizbar : Là il faut savoir qu’on là utiliser en thème mais il est toujours un peu présent depuis 5 ans, c’est une grande inspiration.

Jisbar : Une philosophie de pensées, quelqu’un en qui on se reconnait et qui surtout, nous fait marrer.

Onizbar : On a appelé l’expo “les Folies Ordinaires” pour lui faire un clin d’oeil.

 

Installation by Jisbar & Onizbar
Installation by Jisbar & Onizbar

vi 

Pour tout savoir sur Jisbar & Onizbar :

Facebook : Jisbar Onizbar  // Twitter : Jisbar Onizbar 

En connaître un peu plus sur All mecen

 

Article rédigé par Sarah Fondeville 

 

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